Revue de presse du vendredi 14 décembre 2018
La présence de l’armée sur les lieux de manifestations, la réaction d’Amnesty International après la scène macabre offerte samedi dernier dans les rues de Lomé et de l’intérieur, par les hommes en uniforme, la sortie du Groupe des 5 (les Ambassades d’Allemagne, des États-Unis d’Amérique, de France, de la Délégation de l’Union européenne et la Coordination du Système des Nations Unies), le processus électoral en cours, bref la crise togolaise, fait encore la Une des journaux ce matin.
« Safari macabre d’un haut gradé à Agoè-Zongo : Que cherche-t-on à dissimuler » ? S’interroge le bihebdomadaire L’ALTERNATIVE dans sa parution N°760 de ce vendredi 14 décembre 2018.

« La répression sauvage des manifestations de la C14 a connu sa première victimes à Agoè-Zongo. Un jeune mécanicien de 11 ans nommé Idrisssou Moufidou », précise le journal.

Tous les témoins sur place, poursuit le confrère, à savoir journalistes, cameramen, responsables de droits de l’homme ont identifié formellement le Chef d’Etat-major à bord de la voiture 4X4 noire de marque Dodge dont un des occupants ouvrait le feu sur les manifestants.

Et au journal de citer Thomas Sankara, ancien chef d’Etat du Faso, chef de la révolution burkinabè : « Un militaire sans formation politique n'est qu'un criminel en puissance ».

Ces évènements du week-end dernier suscitent la réaction du Prof Aimé Gogué, président national de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI). « Prof Aimé Gogué : « L’armée, en aucune façon, n’intervient dans la gestion du maintien d’ordre. Encore moins le CEMG », peut-on lire dans le quotidien LIBERTE dans sa parution N°2824 de ce vendredi 14 décembre 2018.

Sur le même sujet, l’hebdomadaire LE CANARD INDEPENDANT dans sa parution du jour, se demande également : « Manifestations, répressions, tueries… Jusqu’à quand » ?

C’est devenu presque une tradition au Togo, écrit le journal, les manifestations publiques à caractère politique non autorisées par le pouvoir, sont souvent réprimées dans le sang par une soldatesque aux réflexes faciles.

« Samedi dernier, les mêmes causes ont produits les mêmes effets. Des Togolais sont encore tombés sous les balles assassines des forces de répression. Bastonnades sauvages, biens saccagés, fuite en brousse, villages et villes déserts », déplore LE CANARD INDEPENDANT.

« Jusqu’à quand la répression militaire des manifestations de l’opposition va-t-elle continuer par planer au-dessus de la tête des Togolais » ? S’alarme le journal.

Autre sujet qui fait à la Une de l’hebdomadaire, cette interrogation : « Le processus électoral en cours, en passe d’être désavoué par la France » ?

L’Actualité togolaise, c’est également la réaction l’ONG de défense des droits de l’Homme, Amnesty International, suite aux évènements survenus ces derniers jours.

« Amnesty International dénonce les violences militaires sur des manifestants pacifiques », affiche L’ALTERNATIVE à sa Une.

Autre sujet à lire dans les colonnes du bihebdomadaire : « Violence au électorales au Togo : Le G5 est-il enfin satisfait du chaos » ?

Sur les mêmes sujets LIBERTE écrit : « Togo : Amnesty International exige des sanctions contre les auteurs des tueries » ; « Violences et élections périlleuse en vue : L’hypocrisie suicidaire du Groupe des 5 ».

Edem A.




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