Du rififi à la justice : Le président de la cour d’appel suspendu pour corruption
L’appareil judiciaire est secoué ces derniers jours par un scandale de corruption. Ce qui est parti comme une rumeur tend à devenir clameur ces dernières heures. Le juge Sronvi, président de la Cour d’Appel de Lomé serait suspendu par le Conseil de discipline pour corruption, apprend-on. Mais à en croire les même sources, l’accusation de corruption ne serait qu’une fable forgée par certains barrons du système pour des règlements de compte.
Tout est partie d’une affaire de saisie attribution de 498 millions sur un dossier de bateau en détresse vendu à 500 millions de F CFA. Une affaire dans laquelle Me Dossou aurait manœuvré de façon opaque avec la complicité du président du Tribunal de Lomé, M. Nayo.

A l’Appel entamé par Me Attoh contre le manège des sieurs Nayo et Dossou, le président de la Cour d’Appel de Lomé, M. Sronvie fait suite avec une condamnation de Me Dossou à reverser l’argent indûment perçu auprès de l’huissier au greffe du Tribunal de Lomé.

Par la même occasion, M. Sronvie prononce la radiation de Me Dossou du Barreau de Lomé pour avoir hébergé sur ses propres comptes, l’argent d’un client, ce qui est perçu dans la profession comme une faute lourde. Toujours les mêmes sources révèlent que l’avocat remis en question n’a pas digéré la pilule et aurait proféré des menaces à l’encontre du président de la Cour d’Appel.

Me Dossou porte alors plainte conte M. Sronvie, stipulant que ce dernier aurait perçu 10 millions de F CFA pour rédiger la décision de radiation. A cet effet, le juge Sronvie aurait comparu le mardi dernier devant le Conseil Supérieur de Magistrature (CSM) en présence du plaignant, Me Dossou.

Alors que l’accusé attendait la décision du CSM, ce sont les réseaux sociaux qui lui annonceront sa suspension, ce qui serait contre les règles en vigueur dans cette procédure. Si donc la suspension venait à se confirmer, elle serait illégale, vu qu’elle n’a pas été communiquée directement au cernant comme l’exige la loi.

Ainsi sont stipulées deux versions de deux camps adverses qui font le nouveau folklore à la justice togolaise. Quand l’antivirus d’un système devient lui-même infecté, il y a de quoi s’inquiéter.

Cet imbroglio vient confirmer les allégations portées en ce qui concerne la sincérité et l’efficacité de l’appareil judiciaire togolais.

Les justiciers auraient-ils perdu le glaive de la justice? Le temps fera la lumière sur les responsabilités des uns et des autres.

A.L


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